Quel que soit votre hobby (saut à l'élastique naturiste, voyage en montgolfière biologique, pêche au large), vous trouverez aux Etats-Unis un endroit pour le pratiquer et des gens avec qui partager votre passion. Et ici, ce sera forcément plus grand, plus rapide, plus fort et mieux que partout ailleurs - demandez aux Américains !
Prenez le surf. Les Hawaïens n'ont peut-être pas inventé ce sport, mais Oahu en est le temple mythique. En hiver, les swells légendaires de Waimea, Sunset Beach et du Banzai Pipeline sont les plus beaux, les plus impressionnants et les plus puissants du monde (et les surfeurs là-bas sont probablement eux aussi les plus impressionnants, les plus puissants, les plus.). La Californie, qui ne s'avoue jamais vaincue, dispose également de quelques spots de surf, en particulier Malibu, Rincon, Trestles et Mavericks, et il y en existe bien d'autres le long des côtes américaines. On peut également pratiquer la voile, la planche à voile, le kayak sur mer et, si l'on veut à tout prix mettre en danger la vie des baigneurs, troubler le calme et effrayer les poissons, le scooter des mers.
Les Rocky Mountain States, en particulier le Colorado, abritent les stations de ski alpin les plus populaires. Aspen, Vail, Jackson Hole et Big Sky figurent parmi les plus connues, mais il existe également des endroits plus modestes qui proposent quelques remontées, des forfaits meilleur marché, et des pistes qui n'ont souvent rien à envier aux stations les plus prestigieuses. Dans la Sierra Nevada, Lake Tahoe accueille les skieurs en hiver et les passionnés de sports nautiques en été. Le ski de fond est également pratiqué aux Etats-Unis. Ces dernières années, le snowboard a bouleversé le monde du ski, et de multiples stations ont aménagé des installations spéciales et louent du matériel.
Pays le plus industrialisé du monde, les Etats-Unis n'en offrent pas moins de multiples possibilités de randonnée, dans des paysages parmi les plus variés et les plus spectaculaires que vous aurez jamais l'occasion de voir, depuis les alpages de la High Sierra jusqu'aux chemins forestiers de l'Appalachian Trail. Les sentiers de randonnée sont généralement bien entretenus et bien balisés. Mais vous pouvez quitter les sentiers battus et vous perdre (au sens propre parfois) dans la nature. Sous le ciel étoilé, vous n'aurez que les serpents à sonnette pour vous tenir compagnie.
Autres activités prisées : l'escalade et l'alpinisme, qui se pratiquent notamment dans la Sierra Nevada et les Rocheuses. Dans le Yosemite National Park, El Capitan et Half Dome, deux murs de granit abrupts, sont incontournables. Point culminant des 48 Etats continentaux, le Mt Whitney (4 350 m) domine le Sequoia and Kings Canyon National Park, en Californie. Une voie, amusante mais pas facile, mène au sommet.
Malgré la toute puissance de la voiture, les amateurs de bicyclette trouvent leur place. De nombreuses villes sont relativement bienveillantes à son égard, et l'on voit des sportifs intrépides parcourir à vélo le pays dans tous les sens, empruntant de pittoresques routes de campagne, tandis que les automobilistes bloqués dans les boîtes à sardines enragent sur les freeways. Vous n'aurez aucun mal à louer un engin de bonne qualité et à vous lancer à la découverte du pays et de ses particularismes locaux. Le VTT est très pratiqué, notamment en Californie, où il a été inventé. Vous trouverez de multiples endroits où mordre le gravier et vous écorcher les genoux.
S'il vous reste un peu d'énergie, vous pouvez monter à cheval à Central Park (New York), faire du rafting dans la Snake River (Idaho) ou de la spéléologie dans les très jolies Carsbad Caverns (Nouveau-Mexique).
New YorkDepuis les attentats du 11 septembre 2001 qui ont détruit les tours du World Trade Centrer New York est en convalescence. La partie sud de la ville a été partiellement dévastée après l'effondrement des deux gratte-ciel. Le traumatisme est d'autant plus grand chez ses habitants qu'aucune autre ville ne symbolise autant l'Amérique, sa richesse, mais aussi son cosmopolitisme et son énergie.
New York, surnommée " The Big Apple ", est un morceau de terrain densément peuplé (7 millions de personnes sur 800 km² pour Manhattan, une partie seulement de New York City). On a du mal à déterminer ce qui donne à New York cet air affairé en permanence. C'est néanmoins cette agitation incessante de la ville qui n'en finit pas d'attirer les foules.
Il n'est pas aisé de sélectionner quelques endroits à ne pas manquer dans une ville qui fait partie de l'imaginaire mondial : où que vous alliez, vous aurez une impression de déjà-vu. La statue de la Liberté, l'Empire State Building, Central Park et Times Square ont évidemment une valeur emblématique inégalable. Le Metropolitan Museum of Art (qui a élu domicile dans le Queens le temps de sa rénovation) figure parmi les plus beaux musées du monde, et le Museum of Modern Art n'est pas loin derrière. Librairies, restaurants, théâtre, achats, rencontres : peu importe ce que vous faites ou ce que vous voyez à New York, car c'est la ville elle-même qui constitue une expérience brute, grisante.
San FranciscoMême ceux qui détestent les Etats-Unis adorent San Francisco. L'une des villes les plus agréables du pays, elle a la légèreté du battement de paupière qui manque si cruellement à New York la métallique et à Los Angeles la plastique, une élégance de bon ton mêlée d'un esprit d'innovation original. C'est ici que s'épanouissent toutes les différences : la Beat Generation, le flower power, la protestation étudiante et la gay pride y sont nés. Depuis les rues en pente de la ville enveloppée de brume, vous aurez une vue magnifique sur la baie de San Francisco et ses célèbres ponts. Les différents quartiers forment une véritable mosaïque multicolore : Mission (latino), Castro (homosexuel), Chinatown (très animé), SoMa (et ses discothèques), Haight-Ashbury (hippie) et North Beach (italien). Summum du kitsch touristique (visitez le Ripley's Believe It or Not ! Museum), Fisherman's Wharf est aussi l'embarcadère pour Alcatraz. Union Square rassemble les grands magasins et les boutiques chic.
Los AngelesLos Angeles est peut-être une création de sa propre imagination. Aucune autre ville ne se penche sur elle-même avec autant d'attention, dans les films, à la télévision ou dans les magazines sur papier glacé. En matière de circulation, Los Angeles est une ville monstrueuse, un enchevêtrement de freeways (autoroutes urbaines) et de banlieues tentaculaires, où l'on vous prend pour un simple d'esprit si vous n'avez pas de voiture. C'est ici que l'on fabrique le rêve américain, et si vous y êtes réticent, vous trouverez sûrement que L.A. est sale, irritante, effrayante ou simplement stupide. Mais si vous rêvez de suivre les pas des stars et de respirer le même air sacré qu'elles, vous ne vous êtes pas trompé d'endroit. Faites un tour en voiture sur Sunset Strip, descendez Rodeo Drive ou Hollywood Boulevard, paradez à Melrose ou à Venice, regardez les jolies filles à Malibu ou bien pointez votre nez à travers les grilles des propriétés de Beverly Hills. Amusez-vous à Disneyland, l'ancêtre de tous les parcs d'attraction, et offrez-vous la visite guidée à sensation des Studios Universal. Quand vous aurez votre dose de faste, redescendez un peu sur terre et faites un tour à Little Tokyo et à El Pueblo de Los Angeles, ou aux Huttington Gardens de Pasadena.
MiamiRetraités obèses en bermudas, rues peu sûres, complots cubains, trafic de drogue, tongs et façades rose bonbon. Autant de clichés que Miami refuse de reconnaître. Toujours en quête de redéfinition, la ville (et en particulier South Beach) s'est autoproclamée l' « endroit le plus fabuleux des Etats-Unis ». Et de citer comme preuve le Deco District aux couleurs pastel, récemment restauré, une ambiance accueillante et l'éclosion d'une scène culturelle et artistique qui se veut être l'alternative ensoleillée de New York. Et il y a bien sûr Miami Beach elle-même, une superbe étendue de sable blanc baignée d'une eau bleue et claire. Le cœur de ce nouveau produit à la mode est Ocean Drive, bordé à l'est par la plage la plus chic de la ville et à l'ouest par une série de terrasses de cafés. C'est à Miami que l'on trouve également la plus belle piscine du monde, la Venetian Pool, et un zoo des plus remarquables. Vous verrez aussi des anciens responsables politiques cubains jouer aux dominos au Máximo Gómez Park. Contrastant brutalement avec l'atmosphère allègre et hédoniste du reste de Miami, le Holocaust Memorial est l'un des monuments les plus beaux et les plus émouvants qu'il vous sera donné de visiter.
La Nouvelle-OrléansSi New York vous rend nerveux, vous détesterez La Nouvelle-Orléans. Sinon, vous trouverez que l'atmosphère un peu inquiétante qui y règne fait tout l'attrait de cette ville du Sud. Mélange brûlant de zydeco, de vaudou, de gombo et d'ambiance d'avant la guerre de Sécession, La Nouvelle-Orléans s'accroche à vous comme une plante grimpante, et vous finirez peut-être par l'apprécier. La ville est surtout connue pour ses fêtes, en particulier les fastes orgiaques du Mardi gras et celle qui s'y déroule tout au long de l'année sur Bourbon Street. Même si la foule et l'alcool ne sont pas votre tasse de thé, vous ne vous ennuierez pas à La Nouvelle-Orléans. Les passionnés d'architecture historique pourront s'extasier dans le French Quarter, très animé, et dans le Garden District, aux villas somptueuses, tandis que les amateurs d'antiquités adoreront les boutiques de Royal Street. La Nouvelle-Orléans a tendance à plonger le visiteur dans une mélancolie un peu morbide : faites un tour dans les beaux cimetières de la ville, où les corps sont conservés au-dessus du sol, versez une larme sur le chanteur Jeff Buckley (qui s'est noyé dans le fleuve en 1997) lors d'une promenade en ferry sur le Mississippi, puis oubliez vos tourments en mangeant des écrevisses, en écoutant du jazz et en sirotant un mint julep (bourbon et menthe).
Le CapitoleLa construction du Capitole a débuté en 1793, trois ans après que Thomas Jefferson et Alexander Hamilton eurent choisi Washington DC comme capitale de la nation. L'édifice occupe la colline située à l'est du Potomac. Les parlementaires commencèrent à s'y installer au début du XIXe siècle. Les Britanniques le réduisirent presque en cendres en 1814, ce qui provoqua l'abandon par les Américains, démoralisés, du projet global du District of Columbia. On rassembla cependant les dernières énergies pour reconstruire le Capitole entre 1817 et 1819. Les ailes du Sénat et de la chambre des Représentants furent ajoutées en 1857, la coupole de fer en 1863 et la façade est dans les années 50 : le bâtiment actuel est deux fois plus grand que celui d'origine. Le Capitole domine Washington DC et en est également le point central : les plus grandes avenues de la ville se croisent à un point imaginaire situé sous sa coupole.
La Maison-BlancheDepuis 1800, tous les présidents se sont installés à la Maison Blanche, faisant du 1600 Pennsylvania Ave., Washington DC, l'adresse la plus célèbre du pays. La Maison-Blanche est une demeure de style néoclassique, plus confortable qu'elle n'en a l'air, qui a survécu à l'incendie britannique de 1814, à l'entreprise de rénovation de la décoration lancée par Jacqueline Kennedy dans les années 60 et aux cavalcades de Ronald Reagan courant le Kentucky Derby à cheval sur un manche à balai dans les années 80. Les présidents successifs ont aménagé le lieu : Jefferson ajouta des toilettes, Franklin D. Roosevelt construisit une piscine, Truman installa une véranda au deuxième étage, Bush aménagea un terrain pour lancer de fer à cheval et Clinton introduisit une piste de jogging et un bain à remous à sept places. Certains des locataires ne veulent pas partir : la rumeur veut qu'Eleanor Roosevelt et Harry Truman aient tous deux vu le fantôme d'Abraham Lincoln dans le bureau qu'il occupa. Chaque jour, des visites guidées permettent de découvrir huit des pièces intérieures, mais les jardins ne sont ouverts que le lundi de Pâques.
Vietnam Veterans MemorialMémorial le plus visité à Washington DC, il s'agit d'une structure austère et impressionnante conçue par Maya Ying Lin, une étudiante en architecture à l'université de Yale, qui n'avait que 21 ans lorsque son projet fut sélectionné lors d'un concours national. Elle se compose de deux murs de granit noir formant un V sur lesquels sont inscrits les noms des 58 202 soldats morts ou disparus durant la guerre du Vietnam. Les noms figurent dans l'ordre chronologique de la disparition, mais des listes alphabétiques sont disponibles. On peut obtenir des reproductions de noms présents sur "The Wall". Les messages, médailles et témoignages déposés par les rescapés, les familles et les amis depuis que le mémorial a été achevé, en 1982, constituent les hommages les plus émouvants. Les opposants au projet initial ont obtenu qu'une sculpture plus traditionnelle soit ajoutée à proximité. Un mémorial aux femmes ayant participé à la guerre a également été érigé ultérieurement.
Independance HallL'un des plus beaux exemples d'élégance l'architecturale georgienne, d'influence quaker, l'Independance Hall de Philadelphie a vu naître la nation américaine. Construit entre 1732 et 1756 pour abriter le siège du gouvernement de Pennsylvanie, il se trouvait à l'époque à l'extérieur de la ville. C'est là que se réunit le deuxième congrès continental entre 1775 et 1783, et c'est dans l'Assembly Room que les délégués des 13 colonies approuvèrent la déclaration d'Indépendance (4 juillet 1776), que le drapeau américain fut adopté (1777), que les articles de la Confédération furent élaborés (1781) et que la Convention constitutionnelle fut réunie, afin de donner le jour à la Constitution des Etats-Unis (1787). Le corps du président assassiné Abraham Lincoln y fut exposé pour un dernier hommage le 22 avril 1865.
Paul Revere HouseCette petite maison en bois construite en 1680 mérite une visite, et pas seulement parce qu'il s'agit de la plus ancienne demeure de Boston. L'orfèvre Revere fut l'un des trois messagers à cheval qui parvinrent à prévenir les rebelles américains, le 18 avril 1775, de l'avancée des Britanniques vers Concord et Lexington, laquelle déclencha la guerre d'Indépendance. Il vécut dans cette maison pendant la période révolutionnaire, où il éleva une dizaine d'enfants tout en combattant pour la bonne cause.
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